L'auteur a imaginé des êtres à mi-chemin entre l'homme et l'animal et deux personnages, fuyant leur "caste" respective sont à la recherche de l'homme c'est à dire celui qui a des sentiments et un comportement humains.
Ce livre m’a plu pour l'ambiance imposée : l'auteur décrit exactement ce que ressentent les personnages avec des mots assez
simples, le style utilisé fait que l'on se met à la place du personnage pour ressentir ses émotions.
Voici , entre autre, un passage que j'ai apprécié:
"Véhir devina plus qu'il ne vit la trajectoire plongeante de l'épée. Il poussa sur
son bras, fit un tour de complet sur lui-même, perçut une vibration sourde sur sa gauche. Il ne chercha pas à savoir où sétait plantée la lame, il recommença à rouler sur lui-même, sans lâcher la
dague, évita une deuxième botte, puis une troisième. Il se sentait dans la position d'un ver minuscule essayant d'échapper au bec d'une poule, ses plaies l'élançaient de nouveau, les aspérités de
la terre lui griffaient les fesse et le dos. Il apercevait, au gré de ses réptations, l'ombre gigantesque du hurle qui le rattrapait en deux enjambées et levait son arme pour le clouer au sol.
Seule la rage aveugle de H'Gal lui permettait pour l'instant de surseoir au coup fatal. Il eut l'impression que cette poursuite durait depuis des cycles et des cycles, que son existence était
suspendue depuis toujours au ballet désordonné de l'épée. Sa couenne partait en lambeaux sur les arrêtes des pierres, sur les racines, les épines s'incrustaient dans ses chairs à vif, la
fummée lui irritait la gorge, ses poumons réclamaient de l'air, son coeur tambourinait sur sa veine jugulaire et ses tympans. Il lui fallait
d'urgence réagir, changer les règles du jeu. L'espadon se ficha profondément dans la terre à deux pouces de sa tempe et se coinça dans une racine. H'Gal poussa un juron de dépit. Véhir saisit
tout le parti qu'il pouvait tirer de ce répit inattendu, raffermit sa prise sur la poignée de la dagu, interrompit ses roulades, lança la main vers la jambes du prédateur arc-bouté sur son arme,
l'atteignit au-dessus du genou.".
Franck - 1ière bac Professionnel MEI
Au CDI du L.P. Jean de la Taille...

Le 29 février 2008, dans le cadre du Salon du livre jeunesse du Pithiverais, la classe de 1ière Elec A ( "métiers de l'électricité") a reçu P. Pecherot . Tous avaient
lu son roman L'affaire Jules Bathias et c'est avec spontanéité et intérêt qu'ils ont dialogué avec lui, découvrant tour à tour les sources d'inspiration d'un écrivain, ses questionnements, ses
projets . Après cette rencontre, dans le cadre du cours de français, tous ont dû rédiger une lettre à un ami fictif (ou non) afin d'évoquer ce roman